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           Partenaires Techniques et Financiers actuels


       

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      • Ministère de l'Agriculture et de la Sécurité Alimentaire
      • Ministère des Ressources Animales
      • Union des Artisans du Gulmu (UAG)
 
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PROGRAMME D’ALPHABETISATION ET DE FORMATION DE 9 000 JEUNES FILLES
DANS LES PROVINCES DU GOURMA, DE LA GNAGNA ET DE LA KOMONDJARI
AU BURKINA FASO(Oxfam/QC – Association Tin Tua)
Février 2005

 

1. Présentation du programme

Le Programme d’Alphabétisation et de Formation de 9 000 Filles et Jeunes femmes initié au profit des populations des provinces  du Gourma, de la Gnagna et de la Komondjari  avait pour objectif d’« augmenter la contribution qualitative et quantitative des filles et des jeunes femmes à la vie active dans leurs milieux de vie et dans leur pays ». Son but était d’« appuyer des associations locales dans la réalisation de programmes d’alphabétisation adaptés aux femmes dans trois provinces du Burkina Faso ». 

Les conditions de succès du programme regroupaient essentiellement un mécanisme de coordination du programme, l’adoption de l’approche de la gestion axée sur les résultats (GR) et la « stratégie du programme ».

Le programme a été financé par l’ACDI dans le cadre de l’Agenda Social du gouvernement du Canada. Il a été opérationnalisé sur le terrain par Oxfam/Québec et l’Association Tin Tua qui détenait la maîtrise d’œuvre. En plus de l’Association Tin Tua, quatre opérateurs d’alphabétisation de l’Est du Burkina Faso ont participé au programme : Association féminine pour le développement Buayaba (AFB/B), Initiatives communautaires pour le développement (ICODEV), Association pour l’appui à la promotion durable de communautés (APDC, anciennement Voisins Mondiaux) et l’Association pour la promotion rurale au Gulmu (APRG).

2. Les acquis sur le plan quantitatif

Nombre de centres et effectifs d’apprenants :

 

Evolution du nombre des centres (1ère et 2è année)

Provinces

2002

2003

2004

T

Gnagna

70

98

95

263

Gourma

50

68

47

165

Komondjari

30

33

13

76

Total

150

199

155

504

 

Au total, le programme a ouvert 504 centres.

 

 

Evolution des effectifs des inscrits par sexes (1ère année)

Provinces

2002

2003

2004

Total

 

F

H

F

H

F

H

F

H

Gnagna

2384

43

1041

23

1818

112

5243

178

Gourma

1429

119

486

99

686

293

2601

511

Komondjari

820

95

90

6

211

103

1121

204

Total

4633

257

1617

128

2715

508

8965

893

 

 

Evolution des effectifs des inscrits par sexes (2è année)

Provinces

2002

2003

2004

Total

 

F

H

F

H

F

H

F

H

Gnagna

-

-

1925

8

796

26

2721

34

Gourma

-

-

1043

191

256

112

1299

303

Komondjari

-

-

751

151

75

11

826

162

Total

-

-

3719

350

1127

149

4846

499

 

 

Evolution des effectifs des inscrits F+H (1ère et 2è année)

Provinces

2002

2003

2004

 

 

F+H

F+H

F+H

Total

Gnagna

2427

2997

2752

8176

Gourma

1548

1819

1347

4714

Komondjari

915

998

400

2313

Total

4890

5814

4499

15203

 

Par provinces, les effectifs par sexes ont connu la même évolution.

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Historique Version imprimable Suggérer par mail

DU  PAG  A  L’ATT  OU  LE  PASSAGE 
D’UNE  ALPHABETISATION CULTURELLE 
  A  UNE 
ALPHABETISATION  DE  DEVELOPPEMENT

( par Monsieur Bendi Benoît OUOBA )

 

LES PRINCIPALES ETAPES

 

1973 :

 Création de la sous-commission du Gulmancema dont les attributions sont :

  • Etude de la langue gulmancé;
  • Enseignement de cette langue;
  • Collecte et transcription de la tradition orale.

 

 1976 :

Publication des premières règles de transcription du gulmancema après l’adoption de l’alphabet pour la transcription des langues voltaïques en s’inspirant de l’alphabet africain de référence.

 

1979 : 

Soutenance d’une thèse de doctorat de 3è cycle sur les tons du gulmancema  par Annie RIALLAND à l’Université de Paris III.

 

1982 :

Soutenance d’une thèse de doctorat de 3è cycle intitulé : ‘’Description systématique du gulmancema : phonologie, lexicologie, syntaxe par Monsieur B.B. OUOBA à Paris III.

 

1984 :

Dans le cadre de la préparation du démarrage des activités du Programme d’Alphabétisation au Gulmu (P.A.G.) les activités suivantes ont été programmées et menées :

  • Enquête dialectologique du gulmancema dans tout le gulmu (pays gulmancé)en vue de déterminer le dialecte de référence pour la rédaction des textes afin qu’ils soient compris par tous les locuteurs de la langue;
  • Collecte au cours de cette enquête de soixante – six (66) textes de 4 à 10 pages chacun, en vue de constituer une banque de textes pour la rédaction des documents de post;
  • alphabétisation de la campagne d’alphabétisation qui allait démarrer en 1986.
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Présentation Version imprimable Suggérer par mail

Présentation de l’ATT

L’association Tin Tua est une organisation non gouvernementale de développement qui travaille dans le Gulmu. « Tin Tua » signifie en gulimancema, langue parlée par les gulimanceba (gourmantchés), « Développons-nous, nous-mêmes ». Le Gulmu est la région Est du Burkina Faso. Il comprend cinq (05) provinces : la Gnagna (chef-lieu Bogandé), le Gourma (chef-lieu Fada N’Gourma), la Komondjari (chef-lieu Gayeri), la Kompienga (chef-lieu Pama), la Tapoa (chef-lieu Diapaga). La Komondjari et la Kompienga proviennent du découpage de l’ancienne province du Gourma en trois provinces.

 

La création de Tin Tua a été précédée et préparée par le programme d’alphabétisation au Gulmu (P.A.G.). Le P.A.G. a commencé ses activités en 1984 par une étude sociolinguistique visant à déterminer le parler central du gulimancema pour la rédaction des documents didactiques et par la collecte des textes de tradition orale devant servir de banque de textes de lecture pour les premiers alphabétisés. L’alphabétisation proprement dite a démarré en 1985-1986 avec 33 centres dans les 3 provinces de la Gnagna, du Gourma et de la Tapoa. Le P.A.G. exerçait ses activités sous la tutelle institutionnelle de la Sous-Commission Nationale du Gulimancema dont les attributions étaient et demeurent culturelles : étude de la langue ; enseignement de la langue ; collecte de la tradition orale. Au bout de trois campagnes d’alphabétisation le développement et la diversification des activités du P.A.G. étaient devenus incompatibles avec les statuts de la sous-commission du gulimancema, ce qui a motivé la création de l’ATT en 1989 par les personnes alphabétisées du P.A.G., les membres de la sous-commission du gulimancema et des étudiants invités à l’Assemblée Générale constitutive. Reconnue comme O.N.G. par le récépissé de déclaration délivré par le Ministère de l’Administration Territoriale portant le N°AN-VIII-29/PGRM/HC du 25 juin 1991. Elle est inscrite sous le numéro 00189/MFP/MSCP/SG/DG/-COOP/BSONG le 31 août 1992 au registre des organisations non gouvernementales du Burkina Faso. L'association Tin Tua est membre du secrétariat permanent des Organisations non gouvernementales (SPONG).

 

I - Choix fondamentaux

L’ATT croit au droit de toute personne à une vie digne dans toutes les dimensions de sa personnalité : depuis ses besoins élémentaires jusqu’à la culture, la liberté, la justice et le respect des droits humains. 

L’homme constitue la base et la finalité du développement. Pour son épanouissement, il a non seulement des besoins économiques, sociaux mais aussi des intérêts culturels et des aspirations spirituelles et esthétiques, car le développement est surtout la résultante d’un ensemble de facteurs en interaction. 

Le développement est l’affaire des individus et des groupes d’individus formant la communauté. C’est pourquoi toute action en la matière suppose la participation de la majorité des personnes concernées. Il appartient donc aux populations locales de déterminer, à partir de leur culture, ce que doit être le développement et la façon d’y parvenir en fonction de :

  - leurs besoins essentiels (physiques, économiques, sociaux, spirituels, etc.) aussi bien au plan individuel que collectif,

  - leurs moyens et leur degré de mobilisation

 La participation à toute action de développement suppose :

  - l’implication et la responsabilisation du plus grand nombre de bénéficiaires dans la prise de décision concernant leur communauté ;

  - la création d’unités d’action favorisant cette responsabilisation. 

Dans ses activités l’ATT part toujours des besoins de la base et veille à ce que celle-ci soit associée à tout le processus de mise en œuvre et d’exécution de tous les projets de développement. Les organes de l’ATT sont au service des groupements à la base.

La gestion des biens communs doit être transparente. L’ATT développe pour cela un système de communication qui permette la circulation ascendante, descendante et horizontale de l’information. Elle veille également à la répartition équitable des biens et des moyens de production communs entre ses membres afin que chacun puisse se prendre en charge, s’auto-développer et participer au développement de l’entité à laquelle il appartient. 

Le développement est rarement le résultat d’une somme d’actions isolées et sporadiques. Au contraire, ces dernières sont souvent sources de déséquilibre et de perte d’énergie. Le développement doit donc être intégré et chaque action programmée est planifiée en prenant en compte plusieurs secteurs d’activités. L’ATT en tenant compte des domaines d’activités de ses membres axe son action à la fois sur : le développement agricole, la conservation des ressources naturelles, la santé, l’eau, le crédit, les entreprises non agricoles, le développement des infrastructures locales, la formation et l’éducation. 

Les femmes et les jeunes constituent la frange la plus importante et la plus sensible de la population du Gulmu. Dans la division traditionnelle du travail, elles doivent assurer la reproduction et les travaux ménagers mais aussi participer à la production. Pour surmonter les désavantages historiques dont souffrent les femmes en matière d’éducation, de position sociale, de charge de travail, Tin Tua développe des stratégies de développement permettant de reconnaître et de surmonter ces déséquilibres.

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